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MOTION IDEMEC contre la LPPR et la loi retraite

MOTION IDEMEC contre la LPPR et la loi retraite

Cette motion a été adoptée suite à l’Assemblée Générale du l’IDEMEC réunie le 17 janvier 2020 à Aix en Provence.
Dans le double contexte de l’imposition d’une réforme inique des retraites et de l’élaboration de la LPPR particulièrement néfaste à l’enseignement supérieur et la recherche publics en France (ESR), l’Institut d’ethnologie méditerranéenne, européenne et comparative dénonce le projet gouvernemental de réforme du système de retraites particulièrement injuste pour les chercheurs, enseignants-chercheurs, ITA et ITRF, ne serait-ce qu’au regard de l’entrée tardive comme titulaire en poste à l’université ou dans les EPST. La réforme des retraites condamnera tous les agents de l’ESR à la pauvreté et contribuera au découragement généralisé des jeunes talents qui hésiteront à s’orienter vers les carrières scientifiques et d’administration de la recherche.
L’IDEMEC rappelle son engagement :
- Pour une université gratuite et accessible à toutes et tous et une recherche scientifique publique au service de toutes et tous.
- Pour la titularisation des précaires qui remplissent des fonctions pérennes et pour un plan de recrutement massif de titulaires à la hauteur de l’augmentation du nombre d’étudiant·e·s et des besoins publics de recherche.
- Pour la mensualisation des paiements des vacations et le respect de la législation en vigueur. Pour une revalorisation des vacations au moins au niveau du SMIC.
- Pour la création massive de postes pérennes à la hauteur de la mission de service public que nous assurons ; contre la casse du statut de fonctionnaire (refus des CDI de chantier, des recrutements tenure track qui ouvrent la voie à la remise en cause des statuts de MCF et de CR) ; contre la dérégulation des carrières ; pour la revalorisation du point d’indice ; contre la modulation des services des enseignant·e·s chercheur·e·s, pour la répartition du temps de travail équitable de l’ensemble des personnels de l’ESR.
- Contre l’imposition du modèle de l’entreprise privée à l’ESR par la généralisation du financement par projet, facteur d’une concurrence généralisée qui creuse les inégalités existantes,accentue la précarisation de tous les personnels et mine le principe de coopération au sein des communautés de la recherche entre laboratoires, entre institutions et entre pays.
- Pour une véritable démocratie universitaire qui, à l’encontre du pouvoir gestionnaire des directions des universités et des établissements de recherche, réaffirme le rôle central des instances nationales d’évaluation par les pairs (CNU, Comité national de la recherche scientifique et CAP pour les personnels IT et ITRF)